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Le train à hydrogène est sur la voie


Les allemands sont des adeptes du train. Crédit photo : Jeremie Crespin
Les allemands sont des adeptes du train. Crédit photo : Jeremie Crespin



Il arrive. Il est en cours de tests. Le premier train à hydrogène au monde est annoncé en Allemagne. Il est signé Alstom.

Coradia iLint, c’est son nom, est un train de voyageurs. Le réseau ferré allemand a donné son accord pour qu’il puisse circuler sur ses voies. Ce train fonctionne avec la technologie des piles à combustible. Voilà qui signe une alternative intéressante aux locomotives diesels, polluantes, et aux caténaires, coûteuses à mettre en place, notamment sur les lignes secondaires.

La fin de cette année



Si tout va bien, les premiers voyageurs pourront emprunter le train à hydrogène d’ici à la fin de cette année. Outre-Rhin, on se réjouit de recevoir cette technologie. Selon le secrétaire d'Etat parlementaire du ministère fédéral des Transports et des infrastructures numériques, Enak Ferlemann : « Cette technologie est un signe fort de la mobilité du futur. » « Ce train présente une option propre et écologique », a-t-il confié à la presse.

Cela fait un an qu’Alstom est sur le pont. Le contrat d’accord a été signé avec l'autorité locale des transports de Basse-Saxe en novembre 2017. Il porte sur la livraison de quatorze trains, ainsi que sur les opérations d’entretien et d’alimentation en énergie sur trente ans.

Peu bruyant



La technique déployée est somme toute classique pour de l’hydrogène. le Coradia iLint avance grâce à l’électricité fournie par une pile à combustible. D’après le constructeur, l’engin serait peu bruyant. Et il ne rejetterait que de la vapeur d’eau et de l’eau condensée.

Le côté innovant du train à hydrogène repose sur un système de conversion de l’énergie propre ; sur un stockage flexible de l’énergie dans ses batteries ; sur une gestion intelligente de la traction et de l’électricité disponible. Les essais de sécurité ont été validés par les autorités germaniques. Ce qui n’est pas sans déplaire à Alstom, qui est fiert de son train à hydrogène, et qui voit dans celui-ci « une révolution dans la mobilité sans émission ». le Coradia iLint est une collaboration franco-allemande. Il a été construit et développé dans les deux pays.

Le gouvernement n’a pas hésité à mettre la main à la poche. Le ministère germanique de l'Economie et des transports a déboursé huit millions d’euros pour soutenir le projet, dans le cadre du Programme national de l'innovation pour la technologie des piles à combustible et l'hydrogène. La France a emboîté le pas à l’Allemagne. Elle vient, elle aussi, de lancer son plan hydrogène pour développer la filière.

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